mercredi 12 août 2009

Merci pour le verdict....


Hier, Aung San Suu Kyi, l'icône et leader du mouvement démocratique birman, a été cruellement condamnée à une nouvelle année et demi de détention sur la base de charges factices.

Mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg fait de milliers de crimes commis par le régime contre le peuple birman. Pendant les deux prochains mois, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis occupant la Présidence du Conseil de Sécurité de l'ONU, nous avons là la meilleure opportunité pour obtenir une enquête internationale qui pourrait conduire à l'arrestation des principaux généraux. Mais nous avons besoin d'une mobilisation mondiale massive pour pousser les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Conseil à agir et à persuader la Chine de ne pas mettre son veto.

Signez la pétition demandant une enquête

Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945. Elle est la fille du Général Aung San. Le Général est un des principaux artisans de l’indépendance de la Birmanie qui a eu lieu en 1947. A ce titre, il est perçu par beaucoup de Birmans comme le père de la nation birmane. Il meurt assassiné en juillet 1947. La mère d’Aung San Suu Kyi est diplomate. Aung San Suu Kyi la suit en Inde lorsque celle-ci y est nommée ambassadeur de Birmanie.ASSK étudie ensuite à Oxford. Elle est diplômée de philosophie, de sciences politiques et d’économie. En 1972, elle épouse Michael Aris, un Britannique, qu’elle suit au Bhoutan et dont elle a 2 fils. Elle commence à écrire en 1977 (biographie de son père).


Elle rentre en Birmanie en 1988 pour soigner sa mère. La même année le Général Ne Win démissionne. Le printemps et l’été 1988 sont une période de grands troubles dans le pays, avec des manifestations populaires qui rassembleront plusieurs centaines de milliers de personnes. Cette grande révolte populaire marque le début de l’engagement politique d’Aung San Suu Kyi. Elle est assignée à résidence pour la première fois en juillet 89, avec d’autres membres du parti politique qu’ils viennent de créer, la Ligue Nationale pour la Démocratie. Elle sera libérée de sa détention surveillée en juillet 1995. A ce moment-là, Aung San Suu Kyi est face à un dilemme : si elle quitte la Birmanie, pour rendre visite par exemple à ses enfants qui vivent avec leur père en Grande-Bretagne, elle ne pourra plus revenir. Elle décide de rester auprès de son peuple. Son mari meurt d’un cancer en 1999 sans qu’elle n’ait pu le revoir. Elle est de nouveau assignée à résidence entre 2000 et 2002 et à nouveau en mai 2003, après une tentative d’assassinat à son encontre. Elle n’a pas été relâchée depuis.
Aujourd'hui âgée de 64 ans, Aung San Suu Kyi a au total été privée de liberté pendant plus de 14 années depuis 1989, la junte militaire birmane prolongeant sa détention malgré les multiples appels de la communauté internationale.
(source info birmanir.org)

Le 11 août 2009, Aung San Suu Kyi a été condamnée à 3 ans de prison, peine immédiatement commuée sur ordre de la junte à 18 mois d’assignation à résidence. Amnesty International affirme que cette peine prononcée à l’issue d’un show juridique et politique est « honteuse ». Elle ne doit pas être considérée comme clémente par la communauté internationale. Nous appelons l’ONU et l’ASEAN à continuer d’exiger la libération immédiate et inconditionnelle d’Aung San Suu Kyi, comme le feront les militants d’Amnesty International.

"Merci pour le verdict" ce sont les mots prononces parASSK a l'issu de la mascarade de proces.
ASSK a eu 64 ans en juin dernier et a cette occasion une campagne de soutien, 64 mots pour Aung San Suu Kyi avait ete lancee, campagne qui soutient egalement tous les prisonniers d'opinion en Birmanie, elle continue vous pouvez y deposer vos 64 mots pour la liberte, pour eux, pour elle.

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